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ÊTES VOUS EN « BONNE » SANTÉ ?

Le 25-09-2018

Vous êtes-vous déjà posé cette simple question ?
Pas certain, voire même hautement improbable. Ou alors en éludant la difficulté : « Je ne suis pas malade, donc je suis en « bonne santé ». Tout va bien, pensons à autre chose ! ».

Mais qu’est ce que la « santé » ? Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité »*.
On peut donc ne pas être malade et ne pas être en bonne santé. Alors, si ne pas être malade ne veut pas dire être en bonne santé : qu’est ce que la « bonne » santé ? Parfois même, des gens prennent des médicaments pour un diabète ou une hypertension artérielle, et ils se disent en bonne santé, alors qu’ils sont malades, mais traités.
Il peut donc y avoir une vision subjective : « Je suis en bonne santé parce que je me sens en bonne santé (même si je suis malade !) ». Ce qui est la position d’une grande majorité de personnes.
Il peut y avoir une vision objective et scientifique : « Je suis en bonne santé, car mon Capital santé est satisfaisant, en d’autres termes l’ensemble de mes systèmes physiologiques (cardiaque, pulmonaire, rénaux, immunitaires, etc…) qui composent mon organisme fonctionnent de façon satisfaisante ». Cette notion de Capital santé est complexe à appréhender pour la plupart des gens, mais elle est essentielle. Et elle se mesure très bien dans des unités spécialisées en physiologie.
Pour mieux comprendre, on peut prendre comme parallèle une automobile. Le contrôle technique régulier sert à évaluer son « Capital santé » et à mettre en œuvre les mesures nécessaires à la correction des défauts ou dysfonctionnements constatés techniquement que le conducteur habituel ne peut discerner. Ces points de contrôle sont de plus en plus nombreux pour nos voitures, alors imaginez pour un être humain !

Il ne s’agit pas de s’inquiéter inutilement mais juste d’être conscient de la réalité d’une situation pour pouvoir la corriger. Cela implique qu’il faut connaître son Capital santé et donc le faire évaluer pour savoir vraiment si l’on est en « bonne » santé.

D’autres questions peuvent également se poser :
1/ notre Capital santé est-il le même à 20 ans, 30 ans ou 50 ans ou plus ?
2/ la diminution de notre Capital santé implique-t-il le fait d’être malade ?
3/ comment peut on améliorer son Capital santé ?

Nous verrons ces différents points et bien d’autres au cours des prochaines publications.
Sortez de l’ère de l’à-peu-près, de l’ère du dilettantisme ! Apprenez à gérer votre Capital santé !

 

Auteur : Dr Christophe de JAEGER
Dernière révision : 24/09/2018
* Référence bibliographique : Préambule à la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé, telle qu'adoptée par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19 juin-22 juillet 1946 ; texte signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 États (Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé, n°. 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948 ». Cette définition n'a pas été modifiée depuis 1946.